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Déjà 25 ans aujourd’hui, la fusion de Sorel avec Tracy

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Sorel-Tracy, le 15 mars 2025 — Vous souvenez-vous du 15 mars 2000 ? C’était la date officielle de la fusion municipale entre Sorel et Tracy suite au référendum du 19 septembre 1999. Maintenant, 25 ans plus tard, qu’en pensez-vous ?

Premier Conseil de la ville de Sorel-Tracy en 2020, de gauche à droite : Denis Gagné, Marcel Lavallée, André Potvin, Michèle Lacombe, Michel Berthiaume, Marcel Robert (maire), André Bélanger, Jacques Tremblay, Denis Dumont, Yvon Bibeau et Daniel Bérubé Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
Premier Conseil de la ville de Sorel-Tracy en 2020, de gauche à droite : Denis Gagné, Marcel Lavallée, André Potvin, Michèle Lacombe, Michel Berthiaume, Marcel Robert (maire), André Bélanger, Jacques Tremblay, Denis Dumont, Yvon Bibeau et Daniel Bérubé Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

À l’époque, les municipalités de Saint-Joseph-de-Sorel et de Sainte-Anne-de-Sorel avaient voté NON à 71% et à 54% respectivement, refusant ainsi la fusion municipale proposée. Les enjeux principaux ayant influencés cette opposition étaient : la hausse des taxes à venir, l’anticipation de pertes de services, la dette soreloise, la vétusté des infrastructures soreloises nécessitant des investissements, et la crainte d’être négligées, voire même pénalisées, en tant que plus petite ville se faisant « avaler » par une plus grande. Selon les élus de l’époque, leurs municipalités avaient tout à perdre et rien à gagner.

Archive : Équipe électorale de Marcel Robert pour le siège de maire en 2020. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
Archive : Équipe électorale de Marcel Robert pour le siège de maire en 2020. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

Interrogé à ce sujet, Marcel Robert, maire de Sorel-Tracy de 2000 à 2009, répond: « C’est normal d’avoir ce genre de réflexion là quand une plus petite municipalité se fusionne avec une plus grosse… T’as l’impression que tu vas être laissé pour compte. Dans notre cas, ce n’est pas ce qui est arrivé avec Tracy et ce n’est pas ce qui serait arrivé avec les plus petites municipalités. Bien au contraire, l’objectif était d’avoir une démarche la plus inclusive possible. Et surtout, une démarche permettant d’offrir des services équivalents à l’ensemble de la population, ce qui n’a pas été le cas au tout début… »

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« L’objectif était de plaire à la majorité de gens et de faire avancer les choses pour le bien de la collectivité. C’est la mission qu’on s’était donnée et je dirais que pendant les 10 ans où j’ai été là, ça s'est bien passé. J’ai aucuns regrets. »

Marcel Robert, ex-maire de Sorel et de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning
Marcel Robert, ex-maire de Sorel et de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning
Émile Parent, ex-maire de TracyMarcel Robert, ex-maire de Sorel et de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning
Émile Parent, ex-maire de TracyMarcel Robert, ex-maire de Sorel et de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning
Patrick Péloquin, actuel maire de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning
Patrick Péloquin, actuel maire de Sorel-Tracy. Crédit photo : Sorel-Tracy (STI) / Philippe Manning

Qu’en est-il à Tracy?
Du côté de Tracy, la fusion avait été acceptée à 64%. Mais dans un article de Sorel-Tracy Express.ca datant du 26 novembre 2013, Émile Parent, qui était maire de la municipalité de Tracy à l’époque de la fusion, affirmait en rétrospective que « Tracy n’avait rien gagné » selon lui, malgré son opinion favorable de fusionner lors du référendum.

L’opinion de certains citoyens va effectivement dans le même sens: « Les taxes ont augmenté et on a moins de services qu’avant. » déplore Rolande Débigarré, propriétaire d’une maison dans le secteur Tracy, en parlant notamment du déneigement qui n’est pas assez sécuritaire pour les enfants des écoles Saint-Jean Bosco et Laplume avoisinantes.

« Je ne trouve pas vraiment qu’on a été gagnant dans ça. » confie Simon Demers, conjoint de Mme Débigarré, en parlant de l’entretien de certains bâtiments et parcs, comme le Parc Dorimène-Desjardins qui sont délaissés selon lui.

Ce ne serait qu’une question de point de vue. « Il n’y a aucune discrimination territoriale sur le territoire de Sorel-Tracy. » nous confie Patrick Péloquin, maire de Sorel-Tracy, avec humour. « Les citoyens du secteur Tracy et du secteur Sorel sont sur un pied d’égalité, ils ont tous les mêmes services. »

Interrogé à propos de la hausse de taxes, le maire répond: « Les taxes avaient été harmonisées. Ça faisait partie de l’entente de fusion. Les gens de Tracy, pendant 20 ans, ont payé moins de taxes que les gens du secteur Sorel. ». Pour ce qui est du développement, le maire continue: « Le développement municipal du côté de Tracy est quand même majeur: l’implantation du complexe aquatique, le terrain synthétique, le Centre des aînés Au fil des ans pour ne nommer que ceux-là. »

« Pour ce qui est du développement économique, c’est un atout majeur parce que ça permet de mettre les ressources en commun et ça permet d’aménager le territoire de façon plus agile. »

Archive : Changement de garde, la police municipale passe le flambeau à la Sureté du Québec pour la ville de Sorel-Tracy en décembre 2002 Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
Archive : Changement de garde, la police municipale passe le flambeau à la Sureté du Québec pour la ville de Sorel-Tracy en décembre 2002 Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

Et les avantages de cette fusion municipale?
« Quand on regarde avec la perspective, c’est un excellent choix.
», explique le maire Patrick Péloquin, « Du point de vue municipal, ça n’a amené que des bienfaits. Le premier, c’est le regroupement de tous les services publics ensemble. Ça fait en sorte que la ville est beaucoup plus forte. Le poids et le coût des responsabilités est réparti sur une plus grande population, sur de plus grands secteurs industriels et commerciaux, donc ça réduit les coûts administratifs. »

La fusion permet aussi de ne pas dédoubler les services comme les Loisirs, les Travaux Publics, etc.

M. Péloquin poursuit: « Pour ce qui est du développement économique, c’est un atout majeur parce que ça permet de mettre les ressources en commun et ça permet d’aménager le territoire de façon plus agile. » La fusion des deux villes permet donc de se questionner plus adéquatement sur les implantations industrielles et habitationnelles de la région.

« Il y a des avantages à faire partie d’une plus grande ville au niveau du développement économique, du poids relatif de la ville, de l’importance et de la reconnaissance qu’on a à l’extérieur… c’est important. », dit le maire Péloquin.

M. Robert, de son côté, dit: « Moi, je suis de ceux qui prêchent « Une ville, une MRC ». Ce serait encore plus de pouvoirs de revendication auprès des gouvernements, de pouvoirs de se faire valoir. Et de pouvoir offrir à l’ensemble de la collectivité les services nécessaires. »

En guise de conclusion
Qu’on soit d’accord ou non avec la fusion municipale, elle a bel et bien eu lieu. Évidemment, il y a peut-être eu quelques frictions au départ, qui se sont atténuées avec le temps.

« Maintenant, 25 ans plus tard, la fusion a été bien faite. », confie Marcel Robert, « Oui, il y a eu des craintes au tout début. Elles se sont estompées avec les années. Sommes toutes, ça a probablement été la meilleure décision; et si Saint-Joseph et Sainte-Anne avaient à l’époque adhéré, je pense qu’on serait encore plus loin. » M. Robert conclut: « L’objectif était de plaire à la majorité de gens et de faire avancer les choses pour le bien de la collectivité. C’est la mission qu’on s’était donnée et je dirais que pendant les 10 ans où j’ai été là, ça s’est bien passé. J’ai aucuns regrets. »

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